• Communiqué de Presse WELCOME

      

     

     

     
    L’EXPOSITION Welcome est une tentative de donner une forme à la propulsion, à la projection, au déplacement par l’exposition. L’exposition à la galerie de la Petite Rockette est une initiative de Charlotte Hardy et Adeline Carrion Reyna. Elle fonctionne e...n tant que prolongation du travail des deux artistes, en tant qu’une rencontre avec le lieu et en tant que collaboration. Welcome surgit d’un besoin d’évasion et d’une envie d’exploration de l’autre par le voyage s’appuyant sur les recherches antérieures des deux artistes et sur l’histoire chargée et pesante du lieu d’exposition. Le travail très différent des deux artistes se rejoint ici dans l’intérêt qu’ont les deux pour l’altérité et le besoin de révéler les aspects graves des situations. Identités culturelles différentes et un intérêt pour le documentaire pour Adeline Carrion Reyna, créatures hybrides et un attrait pour la narration pour Charlotte Hardy. Chez les deux artistes on ressent le besoin de s’approprier des réalités sociales, historiques, de tenter de les pénétrer pour s’en imprégner et les restituer au public par le biais de leur filtre personnel. L’humain, à la base des réflexions des deux artistes est ici individu, sujet d’une intention, qui s’anonymise  dans un groupe agissant. Présent à l’origine, l’humain s’efface derrière l’événement, l’objet, l’image. Pour Welcome, le  processus de création opère par un mouvement allant du documentaire vers la fictionnalisation du réel en procédant par strates. Oscillant du réel factuel au réel artistique, le processus éloigne du réel d’une situation en l’encodant en image qui va être rendue en tant que dessin et peinture faisant miroir par la superposition de la matière aux étapes du processus de création. Sur un plan technique, l’espace d’exposition les images et le sons digitaux utilisés dans les recherches ont suscité une appropriation de cet espace par sa fragmentation, la création d’une bulle d’intimité, l’attribution d’une place pour la peinture et  par la création de mouvements dans les deux sens entre dessins et images photographiques tels des déplacements entre deux lieux, deux états, des appels au départ. Que retrouve-t-on à l’arrivée ? Telle est la question formulée par cette exposition qui ne propose pas de réponses fermées.       LES ARTISTES Charlotte Hardy et Adeline Carrion Reyna font partie du collectif d’artistes Rhézome, fondé à six en 2010. Son objectif, comme celui d’autres collectifs artistiques, est de multiplier le champ d’action de chaque membre et de rester dans une dynamique d’échange. Face à un manque ressenti d’espaces d’exposition, les collectifs basés à Paris et en banlieue parisienne répondent souvent par l’investissement d’espaces qu’ils gèrent eux-mêmes ou par l’infiltration, le temps d’une exposition, dans les espaces dont le statut en marge du circuit officiel permet un accès sans la validation des acteurs principaux.   Adeline Carrion Reyna Les recherches de Adeline Carrion Reyna se situent à l’interstice de l’intérêt pour l’intime, le documentaire, l’image et la fictionnalisation du réel. Sur le fond, elles explorent l’instabilité et la fragilité de l’humain et de ses territoires, les migrations et les traces physiques de dévastations induites par l’actualité socio-économique globale. Dans ses explorations, ses deux principaux véhicules de connaissance sont l’expérience personnelle et Internet, l’un façonnant son regard sur le quotidien et l’autre donnant accès à l’image, à l’information multiple, donc distancié.     Charlotte Hardy Charlotte Hardy mène un travail de recherche sur l’image en tant que support pour un univers onirique où l’hybridation des figures fait miroir à la complexité des situations et des individus. Passant par le dessin, l’image photographique et l’animation, elle cherche à créer des univers artistiques mêlant légèreté apparente et gravité factuelle. Son vocabulaire artistique est empreint de symboles issus d’univers enfantins, d’éléments naturels, de symboles partagés par la société occidentale contemporaine.     LA PETITE ROCKETTE Le bâtiment du XIXe siècle à été construit en tant qu’annexe de la prison pour femmes nommée La Petite Roquette. Cessant cette activité, le bâtiment est, par la suite, affecté aux centre de formation continue des douanes, propriété du Ministère des Finances. Située dans le nord-est parisien, La Petite Rockette est depuis 2005 un espace de recherche artistique, de répétition et de concert, de rencontres et d’activités du quartier géré par un collectif d’associations utilisant le lieu.   Sandra Černjul Afficher la suite