• Communuqué de presse

    Exposition Lisière, La Rochelle, 2014

    Les huit artistes du collectif présentent chacun une oeuvre choisie collectivement en fonction de la thématique “la lisière”.

    La lisière est la limite d’un espace limitrophe à un autre. La lisière se situe donc dans un entre deux, et détermine la séparation entre un espace la forêt et l’espace déboisé par exemple.
     
    La porte Maubec est l’extrème partie de deux choses à la fois, le seuil de deux endroits, elle s’ouvre et se ferme sur deux mondes: anciennement la ville d’un côté et la campagne de l’autre. Aujourd’hui elle n’a plus cette fonction spatiale mais apparait plutôt comme le témoin d’un passé et la potentialité d’un avenir. La lisière est à entendre ici davantage d’un point de vue temporel. Chacun des artistes propose alors un regard particulier sur notre rapport à l’extrème limite d’un espace déterminer par ce qui l’entoure ainsi que du temps passé ou avenir qui trouve sa limité dans le présent de la mémoire et du souvenir qui le maintient hors de l’oubli.
    Notre proposition d’exposition a pour avantage de présenter une multiplicité de médiums, à travers des oeuvres qui dévoilent chacune un point de vue différent sur la question d’une limite entre deux choses mais qui offre la possibilité d’un passage, d’une circulation entre deux mondes. Ainsi, peut être soulevé à travers le travail de Lise Adèle Groussin, la question de l’instabilité d’une archéologie. La mémoire collective et personnelle qui s’entretient par la conservation des traces qu’il en reste et détermine la limite du temps passé ponctuent les oeuvres de Marie Altmann sous des formes différentes à chaque fois. La peau d’une architecture apparente comme délimitation entre un intérieur et un extérieur apparait dans les oeuvres de Capucine Hummel et Guillaume Sauvadet. Charlotte Hardy révèle ce qui apparaître entre deux états de matière. Simon Billaud et Adeline Offret envisage la lisière comme un état entre le visible et l’invisible, entre ce qui s’érige face à nous et menace de s’effacer et de disparaître. qui passe à travers les âges par l’effacement, l’oubli, des visages du passé qui nous reviennent trait par trait et dont la mémoire ne nous laisse voir que des images mentales incomplètes et floues.
    Les oeuvres présentées appartiennent exclusivement aux arts visuels et sont toutes des images ou des objets qui se situent dans la représentation. En effet, Rhézome est aussi sensible dans ses projets au souci de communiquer au plus grand nombre l’art contemporain. Les travaux présentés dans ce projet sont d’une certaine richesse, parfois complexe ; mais restent par leur aspect ludique, esthétique ou documentaire abordable à un public très hétérogène.
     
     

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