• Replay Vue de l'exposition

     

    Rappelle-toi Barbara, 2011 et Des clics et des classes, 2012 

      

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    Rappelle-toi Barbara

    Rappelle-toi Barbara est un travail qui trouve son origine dans le célèbre poème de Jacques Prévert du même nom, paru en 1946. Ma grand- mère nommée Barbara, vivant à Brest à cette époque, racontait qu’elle aurait été l’inspiration du poète. J’ai choisi d’approcher douze femmes ayant vécu la Seconde Guerre mondiale. J’ai demandé à chacune d’elle de raconter un souvenir personnel et d’être photographiée dans son lieu de vie actuel afin d’interroger son rapport à elle-même, au lieu et au temps. Les rencontres ont été provoquées via des annonces dans divers endroits à Lille et à Paris.

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    Des clics et des classes, 2012 

    L’intention du travail dans une classe de primaire à Liévin est d’étudier le rapport de l’individu au temps et à son environnement. La ville de Liévin a une histoire singulière liée à l’exploitation minière. Il est tout d’abord demandé à chaque élève de la classe, de choisir par écrit un endroit de la ville qu’il n’aimerait pas voir disparaître. La question est d’interroger son rapport à un lieu choisi dans le présent et pour l’avenir. Ensuite, chaque élève emmène les autres à la découverte de son choix. Les spectateurs sont invités à voir la différence de regard entre adulte et enfant, en particulier le paradoxe entre l’idée qu’on se fait d’un lieu chargé de mémoire et la réalité du choix des enfants. On comprend alors que la ville existe au-delà de son architecture et de l’histoire de la ville, que les enfants dévoilent leur intimité et nous transmettent leurs propres préoccupations. 

     
    Matthieu Crimersmois / Timeline of duality - 2014
    Bois, bandes VHS, micro, système son.
    200x200x100 cm
     
     

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    Matthieu Crimersmois présente une pièce ayant la fonction d’un instrument de musique scénographié. C’est à dire que le spectateur est invité à jouer sur une sorte d’énorme guitare expérimentale dans laquelle se trouve une scène montrant un enfant envahie par des bandes VHS, venues tout droit des années 80/90. 
    Timeline of dualité le titre de l’oeuvre pose la question de la construction d’un être humain avec son passé enregistré. Peut-on se débarrasser totalement de ses racines ou sommes nous voué à nous construire avec celles-ci inévitablement ?
    Ici la bande VHS - médium de masse représentant plus d’une génération - est devenue un accessoire sonore mais aussi se tranforme en son propre décor. A défaut d’être remplacé de nos jours par le numérique et donc l’immatériel, ce support analogique retrouve deux autres fonctionnalités révélées par son potentiel esthétique.
    Dans la continuité de son travail, Matthieu Crimersmois détourne le support d’enregistrement vers quelque chose de métaphorique et fonctionnel à la fois, mêlant lutherie expérimental, scénographie et installation sonore.

     

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    Adeline Offret Forêt rouge. - 2014

    Il s’agit ici de deux séries de peintures à l’acrylique et à l’huile sur toiles. Les grands formats sont à l’échelle d’un écran de cinéma et représentent des images issues d’un documentaire sur la zone interdite de Tchernobyl. A leurs côtés, deux petites peintures, réalisées à partir de photographies d’enfance de l’artiste : elle même enfant, sa mère enceinte.  Cette oeuvre autobiagraphique montre des visages heureux, des paysages verdoyants. Seuls le titre et le cartel créent le lien : l’année 1986. L’artiste témoigne d’une insouciance quant au danger que représentait une catastrophe nucléaire. Ces images d’enfance renvoient à un univers saint et idyllique, à l’image des paysages qui semblent en apparence naturels, vierges de toute agression.

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    Camille Simony Fourrure #1

    A propos de Fourrure #1 : « Lorsque j’étais enfant, j’avais pour habitude de glisser mes doigts dans les manteaux de fourrures des vielles dames. Peut-être y retrouvais-je la douceur et l’aspect rassurant d’une peluche que l’on serre dans ses bras… »
    Derrière l’aspect critique du commerce abusif de fourrures, cette installation montre sous ce désir de ressemblance de l’enfant vis-à-vis de l’adulte. Fourrure #1, évoque à la fois l’enfance et l’âge adulte : c’est la possibilité de revêtir une peau d’adulte, de vielle dame ou celle des peluches de notre enfance. Elles sont réunies pour cette installation, comme des souvenirs délaissés, abandonnés.

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    Simon Billaud / Trazoportrait & A, B & C sur une ligne. 

    Une édition de petit format présentent différents portraits réalisés au trait. Le portrait complet apparaît lorsque le livre est fermé et c’est en ouvrant et en dépliant le leporello que le visage se décompose comme une image souvenir où seules quelques bribes du réel persistent. L’aspect fragile de ces images diffuses est évoqué à travers une édition limitée composée de feuilles rhodoïde et manipulable avec précaution. Le temps qui passe laisse des marque sur le visage, efface certains aspects. On ouvre le livre un trait dessine une partie du visage, la ligne se prolonge, tel un fil, sur la page suivante. Des images strates, une absence et cet effacement qui surgit à l’improviste, ou au contraire la réaparition subite d’un visage perdu. S’en suit une portion de vie entière, un rire, un mouvement furtif.
    A côté : A, B & C sur une ligne, un ensemble de dessins sur papier ébauche 25g installés dans des boîtes d’entomologie. Trois souvenirs représentés. Le dessin s’inscrit dans les strates, les plis du papier, ne laissant apparaître qu’une image lacunaire, fragile, à l’image du papier qui la porte.

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    Charlotte Hardy /  À un moment donné

    Cette vidéo est en deux partie. Des images apparaissent, des papiers peints désuets, couleurs et motifs qui sont autant de marque du passé des générations antérieures. Images fixes, figées, presque nostalgique d’un moment révolue, entrecoupé d’ellipses. Un paon filmé dans un parc animalier, moment ensoleillé où l’on entend en arrière plan des enfants, des familles venant observer ces animaux. Le lien se fait entre ses images photographiques témoins d’une vie disparue et la vidéo, par un dessin coloré encadré au mur d’un paon.

     

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    Groussin Lise-Adèle / Exit, techniques mixtes, dimensions variables.

    Cette oeuvre peut être présentée sous différentes formes (sculpture, installation, photographie). L’artiste récupère des objets enfouis sous terre à l’aide d’un détecteur de métaux. Tel une archéologue, elle sonde les strates du passé, trouvant des objets appartenant à différentes générations. Confrontant ces objets à d’autres, manufacturés neufs - tels que des animaux en plastiques auxquels elle donne un aspect plus ancien en les brûlant, les déformant, les recouvrant de couches de terre, métal, rouille - elle met en place comme un cabinet de curiosité, brouillant les pistes quant à l’origine de ces fragments qui ont en commun une histoire oubliée. Le factice cohabite avec ce que nous (re)connaissons comme vraisemblable ; le rêve, le souvenir passé avec la présence des objets actuels.

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